Salut à tous,
Bilan de Marseille :
Tout d’abord je ne cache pas que j’ai les « calots » mais ça c’est bien ça veut dire que l’on est dessus. Maintenant il faut utiliser l’énergie que ça nous donne et les situations qui ont fait que la pièce n’est pas tombé du bon côté.
1/ Manœuvre : Super on était bien je pense, rien à envier à quiconque, juste penser à changer de mode à l’envoi quand le vent baisse et pré-drisser un peu plus tôt. Gilou va nous faire une synthèse pour l’année prochaine et on sera encore au top.
2/ Préparation du bateau : globalement bien mais renforcer encore cette préparation avec tous les petits détails qu’on a pu intégrer sur les poulies qui tournent ou les poulies winchs qui lâchent, l’antisurpatteur trop mous etc… qui coûtent bêtement des mètres ou des matchs.
3/ Vitesse au près :
2 ou trois fois un peu bloqué en mode haut avec beaucoup de génoi soit trop avancé de roller soit trop bordé.
Globalement pas de problème majeur de ce point de vue là. Le jour de brise, on allait vite avec de la mer.
C’est plutôt le dernier jour par mer plate que j’ai eu du mal à accélérer sur quelques situations.
4/ Vitesse au portant :
C’est là que l’on n’a pas été à la hauteur et le dernier jour on a trouvé la technique.
Objectif : dès que le spi vole le laisser se déployer au vent. Pour cela il faut choquer cargue mais surtout ne pas le border quand il « ourle » mais laisser le barreur abattre pour le gonfler. Si tu bordes, il retourne sous la GV et dévente. Si tu le laisses au vent il tracte le bateau et l’aide à descendre.
Spi en ciseau très efficace plus facile de faire passer le spi que la GV et faire gonfler le spi mais les situations tactiques peuvent imposer l’un ou l’autre.
5/ Départs :
On a créé beaucoup de jeu et de pression sur l’adversaire sur les phases de départs avec beaucoup de pénalités données par rapport à la norme et beaucoup de contrôle du DU par rapport au type de bateau et au niveau. C’est un vrai plus qu’il faut bonifier en finissant le jeu et en utilisant cette pression pour asseoir notre jeu ce qui n’a pas toujours été le cas. Ceci est possible car nous commençons à être très coordonné au niveau des voiles de la barre et de l’assiette. C’est le point très positif de nos entraînements si l’on compare avec Londres par exemple où l’on n’arrivait pas à tenir un DU et ou je me suis fais coincer 4’ par un « rosbif ».
En contre point, je me suis aussi troué au moins deux fois contre Math et Neugo en prenant des prunes inadmissibles. Pour Neugo j’étais naze et continuer à créer du jeu quand tu n’es pas serein, ce n’est pas très bon, mieux vaut se recentrer sur l’essentiel partir égalité avec la droite aller sur ta layline et cercler. Contre Math, je me suis raté sur un départ où il m’a pénétré.
Globalement je me mets devant trop tôt dans ce type de temps surtout quand je presse le mec ce qui a été le cas avec Math. Travailler la dernière minute et le timing final pour avoir la droite. Globalement la droite était bonne dans 80% des cas sauf une manche ou deux le dernier jour.
6/ Tactique stratégie :
J’ai fait une grosse connerie en ne travaillant pas suffisamment ce secteur avec Erwan. J’aurai dû redéfinir les objectifs et refaire du tableau noir avec lui pour que l’on affine bien les attentes de chacun et les mots pour dire les choses ce qui aurait évité la surchauffe.
C’est une bonne leçon comme on fait ses gammes en manœuvres, il faut faire ses gammes sur le plan du jeu pour que chacun soit bien à sa place et se sente utile performant et décisif dans son rôle. Et plus on se centre sur le jeu plus on est dans la progression et moins on est dans l’affectif et la pression de la régate.
Aujourd’hui on a un travail à faire au portant. Qui est apparu d’autant plus net qu’on n’était pas très vite dans ce secteur.
Pour moi c’est assez simple, mais ça demande une coordination entre les laylines, la position du mec derrière et sa capacité à nous rouler, la force du vent, le type de bateau, et les différents modes de conduite. C’est le chantier du printemps et ça passe par du tableau noir.
7/ Conclusion :
Gestion de la journée à 9 matchs : j’ai été très mauvais, surtout de ne pas suffisamment communiquer sur mes sensations mes objectifs et mes craintes sur cette journée. On aurait pu faire bloc au lieu de se disperser et vous auriez pu m’aider à mieux passer cet obstacle.
Faire deux pénos pour montrer son mécontentement envers les arbitres est un manque de respect vis-à-vis de vous et cela ne se reproduira plus. Il aurait été utile que l’on en parle le soir pour crever l’abcès. Globalement j’ai besoin de plus sentir l’équipe vivante et soudée quand ça gagne c’est facile mais c’est quand ça perd que ça devient le plus important.
Par contre ne pas faire une pénalité correctement à l’arrivée c’est économiser Gilou et ça c’est important sur une journée marathon.
Il faut impérativement débriefer tous les soirs, même si c’est long comme journée et dur parfois et le faire avec l’idée de mettre sur la table ce que l’on ressent et ce que l’on perçoit surtout si c’est tendu. Cela ne doit pas être long mais c’est une erreur de rester technique s’il y a un problème plus profond.
Par contre s’il y a un problème qui n’est pas technique une fois que l’on est en course, il vaut mieux éviter de le mettre sur la table. Cela n’aide pas à la performance et personnellement ça me fait déjouer.
Pour finir et quand je vois notre performance par rapport aux meilleurs, je ne suis pas trop inquiet pour l’avenir, si tant est que l’on continue à travailler sereinement et avec plaisir et en étant solidaire. Les progressions sont faites de paliers et ne sont pas linéaires, il faut juste amortir les trous d’air.
Vous avez carte blanche pour rebondir sur ce que j’ai dit et faire un bilan de la régate.
vendredi 30 janvier 2009
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